Lors de la Grande Peste de Marseille en 1720, (lire à ce propros mon article dans mon ancien blog ICI) les détrousseurs de cadavres se multiplièrent... Mais peu survécurent plus de quelques semaines, voire même de quelques jours. Seuls quatre voleurs résistèrent à ce fléau . Ils furent d'ailleurs embauchés par la ville pour évacuer les cadavres et transporter les malades. En échange du secret de leur résistance peu commune à cette terrible maladie, on "oublia" leurs larcins passés et c'est ainsi que "le vinaigre des quatre voleurs" est arrivé jusqu'à nous. En voici la recette :

Pour faire un bon vinaigre, efficace de surcroît, concassez 30 grammes de sommités fleuries des plantes suivantes : absinthe, citronnelle, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et thym. Y ajouter 4 grammes de sommités fleuries d'ail et 4 grammes de cannelle, girofle, noix muscade et racine d'acore. Laissez macérer dans un bonbonne remplie de 4 litres de bon vignaigre. Filtrez et ajouter 8 grammes de camphe, dissout au préalable dans un peu d'alcool. Mélangez bien. Ce vinaigre vous rendra de grands services en cas d'épidémies, de malaises et de maux de tête.

Source : Almanach 2009 - Un an en Provence. Edisud.

Voici un complément trouvé sur Wikipédia :

 Le vinaigre des quatre voleurs fut inscrit au Codex (pharmacopée) en 1748 et vendu en pharmacie comme antiseptique. Cité dans les Mémoires secrets de Bachaumont, il est encore commercialisé aujourd’hui contre les risques de contagion, soins de la peau, capillaires et des muqueuses, fatigue, maux de tête, encombrement respiratoire, élimination des poux et lentes…

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