Passion Provence

Bèn vengudo dins lou Var

 

Côte d'azur varoise

 Bienvenue dans le Var sur mon nouveau blog qui fait place à La Provence de Nadine http://transenprovence.over-blog.com/

  Pour celui sur Trans-en-provence, c'est par là : http://www.transenprovence.info

Création d'un troisième blog :

Cimetières de Trans en Provence et généalogies transiannes (canalblog.com)

Ce blog est en construction. J'étudie les familles de Trans par rapport à leurs tombes et je mets un lien qui renvoie à ma base de données de généalogie (quand j'ai étudié les familles en question). Si vous désirez le visiter quant même, il vous suffit de cliquer sur le lien. Merci à vous.

Ma base de données de généalogie

Des racines et des hommes - Geneanet

"J'aime ce pays et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air même."

(Guy de Maupassant-Le horla)

 

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08 décembre 2021

Les fêtes de Noël en Provence

Les traditions de la célébration de la Noël en Provence commencent le 4 décembre, à la sainte Barbe et se terminent le 2 février à la Chandeleur. Les fêtes de Noël sont appelées les fêtes calendales, elles sont riches de symboles. Empreint de superstitions et de traditions, Noël en Provence est une succession de fêtes, de rites, l’occasion de se retrouver et de faire des cadeaux…

Blé de la sainte-Barbe

Le blé de la sainte Barbe

Planter le blé de la sainte Barbe, 20 jours avant Noël, soit le jour de la sainte-Barbara, reste une des traditions calendales les plus suivies en Provence. Le 4 décembre, il faut faire germer des graines de blé dans trois soucoupes couvertes de coton humide. (Les petits sachets de graines de blé sont vendus dans presque toutes les boulangeries au profit d'oeuvres caritatives). Si les tiges poussent droites et vertes, l’année sera prospère. Ces petits champs miniatures prendront place ensuite dans la crèche familiale et sur la table du gros souper.

La crèche provençale

La crèche et les santons

Le métiers de santonnier fait parti de la tradition provençale. La plus ancienne foire aux santons créée à Marseille en 1803 réunit plus de 30 santonniers en centre ville, sur le vieux port de Marseille (un article suivra sur les santons).

Table du Gros Souper

    Le gros souper 

Le gros souper, c’est celui du 24 décembre, veille de Noël au soir. C’est le repas le plus important de l’année en Provence, repas maigre et fastueux à la fois.

Cacho fio

Reconstitution de la cérémonie du cacho-fio. Salle calendale au Museon Arlaten (Carte postale)

La veillée de Noël : le gros souper et les treize desserts
Jadis, le gros souper était précédé de la cérémonie de "la bûche" (cacho-fio). Le vieux (lou viei) ayant choisi une belle branche de fruitier, souvent d'amandier versait dessus du vin nouveau, puis le plus jeune de la famille l’allumait dans la cheminée, à l’aide d’un bout de bois de la bûche de l’année précédente, et toute la famille chantait. A l’heure actuelle les cheminées ont souvent disparues et la bûche s’est transformée en pâtisserie.
Ah, quelle table !… Quel tableau resplendissant !

Les 13 desserts

Une nappe blanche éclairée de trois bougeoirs et décorée de trois petites assiettes du blé de la sainte Barbe. Le chiffre 3 symbolisant la Trinité. Blé ou lentilles sont symbole de renouveau et prédisent une bonne récolte à venir. L’on sort les plus belles assiettes et les plus beaux couverts, et l’on oublie pas l’assiette de plus pour le pauvre qui passerait par là. 

Selon les traditions, les plats sont présentés tous ensemble.
On y trouve, 1 poisson qui domine : la morue, et tout ce qui suit :

  • Cardons aux anchois,
  • Cardons à la béchamel,
  • Choux-fleur,
  • Sauce aux poireaux,
  • Cèleri à l’anchoïade,
  • Courges en gratin, 
  • et surtout les 13 Desserts impérativement 13 (ce chiffre symbolise Jésus et les 12 apôtres).

Pour vous souvenir des treize desserts, pensez d'abord : trois, quatre, six. Voici pourquoi :

 Trois produits fabriqués à l'occasion de Noël et qui sont des spécialités régionales : le nougat noir, le nougat blanc, la pompe à l'huile d'olive. Les nougats sont un mélange de miel et d'amandes cuites. La pompe est une fougasse à base de fine fleur de farine, d'huile d'olive, d'eau de fleur d'orangers et de sucre, le tout parfumé au citron.

 Quatre fruits frais conservés à l'occasion de Noël : la pomme, la poire, le melon, la sorbe. La sorbe, baie sauvage, ne se retrouve que rarement sur les tables de Noël d'aujourd'hui. C'est pourtant un fruit qui devient délicieux avec le temps, mais qui demande à être délicatement conservé sur de la paille sèche.

 Six fruits secs : la figue, le raisin de Malaga, l'amande, la noisette, la noix, le pruneau. Les quatre premiers sont connus sous le nom des quatre "mendiants" parce que, dit-on, on retrouve dans la couleur de la figue la robe grise du franciscain, dans celle de l'amande la robe écrue du dominicain, dans la noisette la robe brune du carme, dans le raisin la robe foncée de l'augustin. Ne pas oublier que le tout est arrosé de vin cuit dans lequel il est d'usage de tremper les morceaux de la pompe à l'huile.

 Pourtant, l'essentiel n'est pas de connaître par coeur chacun des treize desserts, c'est de pouvoir goûter à chacun après le "gros souper".

 Source : Revue d'Information Municipale de Trans en Provence n° 19 - décembre 1987

Messe de Minuit

La messe de Minuit

En Provence, la messe de Minuit est un des seuls moments de l’année ou les églises sont pleines. La messe de Minuit est marquée par la cérémonie du pastrage, qui est l’offrande de l’agneau dernier né à l’enfant Jésus venant de naître. Ceci symbolise le triomphe de la vie sur les ténèbres, symbole remontant à la nuit des temps et aux origines du christianisme. La messe de Minuit est précédée du Gros Souper qui est partagé en famille. Les treize desserts sont goûtés traditionnellement au retour de la messe.

Les fêtes calandales à suivre : L'épiphanie pour célébrer la visite des rois mages à l’enfant Jésus et la Chandeleur symbole de la purification de la Vierge.

Source : D'après un texte paru sur le site tableaux-provence.com

Nota de Nadine : Après cet article, cinq autres suivront consacrés à Noël : Les santons de Provence, La messe de minuit, Lou cacho fio, La bûche de Noël, les origines de la Saint Sylvestre, Les étrennes, les cartes de voeux, le gui et le houx.

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Je vous mets le lien d'un article que j'avais fait passer en 2017 et qui s'intitule : "Noël : la fête majeure de Provence" pour que vous puissiez aller le lire.

Noël : la fête majeure de Provence - Passion Provence

Les Saturnales d'Antoine-François Callet Dans les années 330 alors que l'empereur Constantin officialise la religion chrétienne, l'Eglise décide s'instaurer une fête spécifique afin de célébrer la naissance du Christ. Le choix de la date va s'inscrire dans un contexte de lutte contre le paganisme.

http://www.passionprovence.org

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02 décembre 2021

Le 2 décembre 1959, le drame de Malpasset, pour ne pas oublier...

Bonsoir à toutes et tous,

je n'ai pas préparé d'autres articles à lire comme je le fais d'habitude car je suis en pleines recherches généalogiques pour mon tout nouveau blog sur le cimetière de mon village, Trans en Provence. Il sera bientôt opérationnel et je vous le dirai à ce moment là.

Nous sommes aujourd'hui le 2 décembre 2021, un bien triste anniversaire à souhaiter. Le 2 décembre 1959, est survenue à Fréjus, la plus grande catastrophe civile ayant eu lieu en France au XXème siècle.

Ce soir là, à 21 heures 13, le barrage de Malpasset cède sous la pression de l'eau. Une vague gigantesque de 60 mètres de haut déferle dans la vallée du Reyran dans un vacarme épouvantable emportant tout sur son passage. Il ne lui faudra qu'une vingtaine de minutes pour atteindre Fréjus et aller mourir dans la mer.

J'ai déjà traité de ce drame dans plusieurs articles. Je vais vous les mettre en liens pour que vous puissiez aller les lire et je mettrai à la fin trois vidéos dont une des témoignages très émouvants de deux rescapés. Ce soir là la chance était avec eux.

Le 2 décembre 1959, à 21h13, le barrage cède... Il y a 60 ans, la catastrophe de Malpasset (1ère partie) - Passion Provence

Au début de l'hiver 1959, des pluies torrentielles remplissent totalement le réservoir du barrage de Malpasset en amont de la ville de Fréjus. Le 2 décembre à 21h13, celui-ci cède soudainement et 50 millions de mètres cubes d'eau déferlent en une vague de 40 mètres de haut dans la vallée du Reyran à la vitesse de 70 km/h, ravageant tout jusqu'à la mer.

http://www.passionprovence.or
Le 2 décembre 1959, à 21 h 13, le barrage cède... Il y a 60 ans, la catastrophe de Malpasset (2ème partie) - Passion Provence

Il est 21h à Fréjus le 2 décembre 1959. - à 21h13 : Le barrage cède. - A 21h17 : Baisse de tension enregistrée au dispatching sud-est de l'EDF à la suite de la chute d'un pylône de tension.

http://www.passionprovence.org
2 décembre 1959 : la catastrophe du barrage de Malpasset - Passion Provence

Je reviens un peu vers vous aujourd'hui parce que vous me manquez. Mon poignet se répare petit à petit et dans quelques temps je publierai à nouveau des articles. Je fais paraître celui-ci car on ne peut pas oublier cette terrible date du 2 décembre 1959.

http://www.passionprovence.org

 

 

 

Malpasset

Les restes du barrage (Photo internet)

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 Je rajoute ce soir 5 décembre, un texte que j'ai trouvé sur facebook publié par Philippe Natalini qui désire rendre hommage au capitaine de Gendarmerie René Blazy, qui aux commandes de son hélicoptère a secouru plusieurs dizaines de personnes, avant de trouver la mort au cours d'une de ses missions de sauvetage. Je vous mets le texte qu'il a fait paraître ainsi que des photos.

"Aujourd'hui je souhaite rendre hommage à René Blazy, capitaine de Gendarmerie ayant perdu la vie il y a 62 ans de cela, lors des opérations de secours aux populations fréjussiennes victimes de la rupture du barrage de Malpasset.
Retour sur cette tragique mission de secours prenant la vie de René Blazy après qu'il ait, aux commandes de son hélicoptère, secouru plusieurs dizaines de personnes.
Accompagné de son camarade le maréchal des Logis Carroul, depuis l'aube, il porte secours aux sinistrés sur des toits ou dans l'eau au moyen de son Alouette 2. En milieu de matinée, sa 13ème mission de sauvetage débute. Elle consiste à évacuer une famille tétanisée, réfugiée sur le toit d'une maison de deux étages.
Son hélicoptère n'étant pas équipé de treuil, il pose un patin de l'appareil sur le bord du toit et garde une position stationnaire en incitant les membres de la famille réfugiée là, à embarquer. Le froid, la peur les tétanisent, ils sont paralysés et n'embarquent pas.
René Blazy confie les commandes de l'appareil à Carroul et prend pied sur le toit pour aider les Fréjussiens à embarquer. Accroupi, s'approchant des enfants en leur tendant la main, une tuile cède sous son poids le déséquilibrant. Dans un réflexe fatal, le gendarme se redresse et les pales de l'appareil heurte sa tête, le tuant sur le coup.
Le capitaine René Blazy était marié et père de 4 enfants. Une rue de Fréjus porte son nom, une stèle commémorant son sacrifice, son courage et son dévouement est implantée non loin des lieux où il a perdu la vie, au service de ses compatriotes dans la détresse.
Ne l'oublions pas."

René Blazy

Hélicoptère

Rue

 

 

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23 novembre 2021

SOS SOS Appel aux dons en nourriture pour les chats abandonnés que je nourris à Trans en Provence

C'est un message inhabituel que je passe aujourd'hui, mais je me vois obligée de le faire car je n'ai plus rien pour les chats abandonnés dont je m'occupe, en plus de tenir 3 blogs et de faire ponctuellement des expositions de photos et cartes postales anciennes sur Trans en Provence que vous aimez venir voir. Je vous fais plaisir, alors faites-le moi de votre côté. Merci beaucoup.
TROISIEME DEMANDE SVP - AIDEZ-MOI - POUR VOUS C'EST QUELQUES EUROS POUR ACHETER DE LA NOURRITURE ET POUR LES CHATS C'EST DE QUOI MANGER. ILS N'ONT RIEN DEMANDE EUX ET SURTOUT PAS A ETRE JETES COMME DES DECHETS ET LAISSES A LA RUE EN SOUFFRANCE.
MERCI A TOUTES CELLES ET CEUX QUI LAISSERONT PARLER LEUR COEUR ET VOUDRONT BIEN LES AIDER.
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SOS SOS APPEL AUX DONS EN NOURRITURE POUR LES CHATS ABANDONNES QUE JE NOURRIS 
Je fais appel à votre amour des animaux, des CHATS en particulier et à vos bons cœurs à tous. J'ai un besoin URGENT de NOURRITURE pour nourrir les chats abandonnés dont je m'occupe à Trans en Provence. La subvention que Monsieur le Maire donne et je l'en remercie d'ailleurs (200 euros pour l'année) à l'association "Les Mistigris sans toits" pour le NOURRISSAGE des chats abandonnés est très insuffisante pour faire face aux besoins d'une trentaine de chats au quotidien ce qui fait que j'achète tout le reste de ma poche. Vous pouvez apportez vos dons sur le parking du nouveau cimetière à Trans en Provence. J'y suis entre 19 et 20 heures tous les soirs. J'ai besoin de croquettes Friskies et Brekkies et de pâtées Félix en gelée (c'est plus hydratant) et de Whiskas en gelée, car autant leur donner ce qu'ils mangent, c'est bien sûr le but. Je ne vous demande pas de vous ruiner mais de faire en fonction de vos possibilités si vous vous sentez concernés et touchés par mon appel. Je COMPTE sur VOUS TOUS. Un immense MERCI pour Choupinette, Grisette, Casquette, Pitalugue et sa mère, Caroline, Le Vieux (17 ans), Lucien, Réglisse, et tous les autres.
Encore MERCI A VOUS.

Merci

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Les ponts de Provence

Limitée par le Rhône à l'ouest ; parcourue par la Durance et ses affluents : le Verdon, l'Ubaye, l'Asse, et la Bléone ; drainée par une multitude de rivières : le Var, la Siagne, l'Argens, le Gapeau et l'Issole dans le Var, l'Ouvèze, l'Aigues, la Nesque, Les Sorgues, le Calavon et le Coulon dans le Vaucluse, pour ne citer qu'eux, la Provence est profondément découpée, et pour passer d'une rive à l'autre, les hommes ont dû construire une multitude de ponts. Ils se chiffrent par centaines. Ces cours d'eau ayant des caractéristiques très différentes, la provence offre un large éventail de ponts : ponts de pierres, de bois ou de métal ; ponts à arches et ponts suspendus, ponts à dos d'âne et ponts plats. Toutes les grandes périodes historiques sont représentées, avec des temps forts : l'Antiquité, le Moyen-Âge, le XIXe siècle et l'époque contemporaine. Un grand nombre de ces ponts sont classés monuments historiques. Les ponts romains se rencontrent le long de la Via Domitia et le la Via Aurelia, ainsi qu'à proximité de certaines villes antiques. Ils suscitent toujours beaucoup d'admiration par leur résistance au temps et aux innombrables crues qui depuis 2000 ans ont tenté en vain de les emporter. 

Vaison

Celui de Vaison-la-Romaine construit au 1er siècle de notre ère a non seulement résisté à toutes les catastrophes naturelles, mais il a tenu bon lors du minage effectué par l'armée allemande en 1944. Il est construit à l'endroit le plus resseré de l'Ouvèze. Il ne comporte qu'une seule arche longue d'une vingtaine de mètres dont les culées s'appuient sur le rocher. 

Pont Julien

Le pont Julien au-dessus du Calavon sur la Via Domitia entre Bonnieux et Goult est lui aussi un chef-d'oeuvre d'architecture et de technique . Il a fêté ses 2 000 ans d'existence en 1997. Il comporte deux piles avec des éperons protecteurs et des ouvertures pour permettre le passage de l'eau en période de crues. 

Pont Flavien

Le pont Flavien sur le Touloubre à proximité de Saint-Chamas est une petite merveille. Il n'a qu'une arche de 22 mètres de long sur 6 mètres de large. Son dos d'âne a été rongé par le passage des chariots. Deux magnifiques double pilastres sont élevés à chacune de ses extrémités. Elles portent les lions qui ont été restaurés au XVIIIe siècle par le grand sculpteur Jean-Pancrace Chastel.  

Pont de bateaux d'Arles

Malheureusement, il ne reste presque rien du fameux pont de bateau contruit à Arles pour franchir le Rhône. On peut en voir une superbe maquette au musée de l'Arles antique. Sur les berges du Rhône, légèrement en amont de Trinquetaille et d'Arles, des amas de pierres signalent simplement les deux points de départ de ce pont. A l'époque médiévale, la Provence, qui est parcourue par les Croisés qui viennent embarquer à Marseille ou à Aigues-Mortes, construit des ponts admirables. 

Pont-Avignon

On connaît bien l'historique et la légende du pont Saint-Bénézet à Avignon, le premier pont de pierres à franchir le Rhône. Le jeune berger, Bénézet, vint à Avignon en 1177, se disant envoyé de Dieu pour construire un pont. Dix ans plus tard, on trouve dans les archives la trace de droits de péage. Il fut donc édifié très rapidement et il devait avoir un tablier de bois. En 1552, le percement de larges dégorgeoirs dans les tympans entraîne l'écroulement d'une partie des arches. On les rebâtit. D'année en année, le pont qui affronte les crues du Rhône subit de gros dégats. En 1668, de nouveau effondrements se produisent et Louis XIV refuse de le reconstruire. Il reste tel qu'on peut le voir aujourd'hui. Comme beaucoup d'ouvrages de cette période, il avait une chapelle à chacune de ses extrémités. On venait y prier avant de franchir le fleuve. Le pont avait une forte valeur symbolique : il représentait le passage d'une rive à l'autre, d'une vie à une autre. Les ponts du Moyen-Âge sont très nombreux. 

Pont trois sautets

On peut citer le pont des Trois-Sautets à Aix-en-Provence, au-dessus de l'Arc, rendu célèbre par Paul Cézanne qui le représenta en 1906, quelques semaines avant sa mort, sur deux aquarelles splendides. Le pont de Saint-Pons, également sur l'Arc, a été construit par les moines de l'abbaye de Saint-Victor. Il fut racheté au XVIIe siècle par le parlementaire Escalis de Saint-Pons, d'où son nom. Plusieurs ponts dits "romains" sont en réalité des ponts romans. 

Pont_ancien_sur_le_Caramy

C'est le cas du pont sur le Caramy ou de celui d'Entrechaux. C'est au XIIe siècle que les hommes équipent de ponts les gorges du Verdon et la vallée de l'Ubaye. On peut admirer les très beaux ponts de Beauvezer, de Moustiers-Sainte-Marie et de Saint-Paul. Curieusement, de la Renaissance au siècle des Lumières, les constructions de ponts sont rares, excepté de petits ouvrages sur les canaux, en particuliers sur ceux d'Adam de Craponne, dans la plaine de le Crau et en Camargue. On restaure tant bien que mal les ponts déjà réalisés. Ceux de Saint-Bénézet et de Bonpas sont abandonnés après les crues de 1668 et 1688, alors que celui de 

Pont Pont-Saint-Esprit

Pont-Saint-Esprit, dans le Gard provençal, est sauvé par la réfection des arches et la construction d'avant et d'arrière-becs très aigus pour lutter contre les crues. C'est le XIXe siècle et la révolution industrielle et technique qui va enfin permettre la réalisation de véritables ouvrages d'art sur le Rhône et la Durance. Le tout premier est celui de Bonpas, à Avignon, dont la construction est décidée par Napoléon Bonaparte qui avait dû franchir la Durance en bac lorsqu'il s'était rendu à Toulon pour embarquer pour l'expédition d'Egypte. 

Pont de Bonpas

La première pierre fut posée le 17 septembre 1804 avec un vibrant discours à la gloire du premier consul. Le pont achevé à la fin de Premier Empire fut un travail gigantesque. Il mesurait 500 mètres de long et nécessitait 47 travées pour enjamber la Durance. Une crue l'emporta en 1886. Les premiers ponts suspendus sont mis en chantier dans le Vaucluse à Mirabeau et à Cavaillon en 1831, à Pertuis en 1833 et à Cadenet en 1857. Ce sont des ponts "fils de fer" comme on les appelle alors. 

Pont de Mirabeau

Portique de Mirabeau

Le plus monumental est celui de Mirabeau pour lequel les architectes ingénieurs ont construit deux portiques monumentaux, un sur chaque rive. Ils sont décorés de niches romanes qui permettent le passage des immenses câbles destinés à soutenir le tablier de bois qui mesure 175 mètres de long. Ces ponts suspendus sur la Durance sont de vrais chefs-d'oeuvre. De nos jours, ils ne servent pas mais ils n'ont pas été entièrement détruits. On peut encore admirer les portiques de Mirabeau, les piliers de Cadenet et même la totalité de

Pont-suspendu-de-Mallemort-et-la-Durance

Mallemort. Il faut porter ainsi au crédit au XIXe siècle les belles réalisations de ponts tournants et de ponts levants. Ceux du port de Marseille entre les bassins d'Arenc, de la Pinède et de la Digue au large sont maintenant classés monuments historiques. Le XXe siècle confirmera l'audace et l'art du XIXe siècle. Le pont tournant pour le chemin de fer au-dessus du canal de Caronte est une pure beauté. Il est classé monument historique. Il fut détruit lors des bombardements de 1944 et reconstruit à l'identique.  

Pont canal de Caronte

 Plusieurs ponts autoroutiers comme ceux de Martigues ou de Tarascon font désormais partie de ce grand patrimoine architectural et technique engendré par cette nécessité du passage d'une rive à l'autre.

Source : Les monuments de l'eau en Provence - Jean-Marie Homet - Edisud 

Pont autoroutier de Martigues

 

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15 novembre 2021

Le 7 juillet 1892, le paquebot Maréchal Canrobert coulait au large de Marseille

Le 7 juillet 1892, eut lieu dans la baie de Marseille, près de l’îlot du Planier, une collision dramatique entre deux gros navires : le cuirassé Hoche et le paquebot Maréchal Canrobert. Mais malheureusement, celui-ci ne put résister à la puissance du navire de guerre et sombra. Ce naufrage est tombé dans l’oubli et ce n’est qu’en 2011 que des plongeurs ont réussi à poser leurs palmes sur cette épave inédite qui repose par 110 mètres de fond au large de la ville.

canrobert

Le Maréchal Canrobert était le sixième navire d’une série de huit construits pour le compte de la compagnie corse Valéry, de Bastia. Ses navires jumeaux avaient pour nom Afrique, Ajaccio, Corse, Bastia, Immaculée Conception, Mohamed Es Sadock et lou Cettori. Il avait été construit, comme les autres navires de la série, en 1872 par les chantiers Scott Shipbuilding & engineering situés à Greenock en Grande Bretagne, sa coque en acier mesurait 75 mètres de long pour 9 mètres de large et 7 mètres de tirant d’eau. Il jaugeait 1211 tonnes et était propulsé par une machine à vapeur de 2 cylindres Compound de 1050 cv qui lui donnait une vitesse de 15,5 noeuds.

Il avait été mis en service en 1873 sur les lignes d’Afrique du Nord. Le paquebot Maréchal Canrobert avait été transféré à la Compagnie Générale Transatlantique en décembre 1880, tout en conservant son nom de baptême. En 1882, il reçut de nouvelles chaudières au cours de travaux de modernisation qui avaient été commandités par son nouveau propriétaire. En 1891-1892, il subit de nouveau une refonte complète et sa machinerie fut de nouveau remplacée.

Le 7 juillet 1892 à 6h30 du matin, au terme d’une traversée entre Bône en Algérie et Marseille, le paquebot fut abordé près de l’île du Planier par le cuirassé Hoche qui était en train de manoeuvrer en escadre au large de Marseille. Les coupures de la presse de l’époque nous donnent les détails de la catastrophe : l’escadre de la Marine Nationale faisait des essais de vitesse dans la rade lorsque, vers six heures et demie, se trouvant à vingt milles au sud de l’île Maire, elle se trouva en ligne de front sur la route perpendiculaire à celle suivie par le paquebot Maréchal Canrobert, allant de Bône à Marseille avec 112 passagers. Le Maréchal-Canrobert, dissimulé par la fumée intense des navires de l’escadre que le vent chassait vers lui, ne fut aperçu manoeuvrant dans ce sens qu’à une faible distance du cuirassé Hoche. Le commandant du Maréchal-Canrobert voyant le Hoche à bâbord se conforma au règlement maritime international et continua sa route. Un passager affirme qu’à ce moment, une certaine hésitation se manifesta dans la manoeuvre du Hoche, qu’un coup de barre malencontreux aurait précipité sur le navire de commerce. Quoiqu’il en soit, le Maréchal-Canrobert fut abordé par le Hoche à la hauteur des troisièmes classes sur bâbord.

Panique à bord

Le choc épouvantable poussa d'un coup le Canrobert et les deux navires se retrouvèrent côte à côte. A ce moment tous les passagers dormaient. La secousse formidable qui ébranla le navire, réveilla presque tout le monde. Un des passagers des premières qui s’était étendu tout habillé sur sa couchette, monta sur le pont pour s’informer de ce qui se passait. D’un coup d'oeil il se rendit compte de la situation ; il redescendit immédiatement dans le compartiment des premières pour avertir sa femme et sa fille et cria aux autres passagers : "Montez vite ! Nous coulons !" On imagine aisément la panique qui se produisit alors. Les cabines furent évacuées en quelques secondes et la montée sur le pont se fit au milieu des cris de détresse et de peur. Tout le monde était en tenue de nuit et personne n’avait seulement tenté de sauver ses biens. Entre le réveil des passagers par l’abordage et leur arrivée sur le pont, quelques dizaines de secondes à peine s’étaient écoulées, et déjà une partie de l’avant du navire disparaissait sous les flots. Les secours furent aussitôt organisés de part et d’autre.

Le Maréchal-Canrobert fut amarré solidement au cuirassé et les passagers immédiatement transbordés. Les deux commandants ordonnèrent des recherches rapides pour évacuer tout le monde et ce ne fut qu’après s’être assurés qu’il n’y avait plus personne à bord qu’on a coupé les amarres qui retenaient le Maréchal-Canrobert. Le paquebot éventré par l’éperon du cuirassé, coula aussitôt. A peine douze minutes s’étaient écoulées depuis l’abordage.

Hoche

Sur le pont du cuirassé Hoche on fit procéder à l’appel des passagers et de l’équipage du navire naufragé. L’absence de cinq passagers fut constatée. Les cinq victimes du naufrage étaient deux militaires et trois enfants. Les 107 autres passagers ont été sauvés.

Il fallut attendre l'année 2008 pour que le site soit repéré par le mini sous-marin Remora de la COMEX (Compagnie Maritime d'Expertises), piloté par Henri Germain Delauze, aux coordonnées suivantes : latitude 43° 06’ 096 Nord et longitude 5° 06’ 950 Est. Mais ce n’est seulement qu'en mai 2011 qu’une équipe de plongeurs profonds : Florent Michel Locatelli, Jérôme Espla, Romain Lhoste et Thierry Desmet, a réussi à plonger sur l’épave qui gît par 110 mètres de fond couchée sur le flanc. Elle a été ensuite visitée par d’autres équipes de plongeurs profonds.

Source : D'après un texte trouvé sur le site plongée-infos.com

 

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06 novembre 2021

La cigale et la fourmi à la sauce provençale

La_cigale_et_la_fourmi

Zézette, une cagole de l'Estaque, qui n'a que des cacarinettes dans la tête, passe le plus clair de son temps à se radasser la mounine au soleil ou à frotter avec les càcous du quartier.
Ce soir-là, revenant du baletti ou elle avait passé la soirée avec Dédou, son béguin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace l'estomac.
Sans doute que la soirée passée avec son frotadou lui a ouvert l'appétit, et ce n'est certainement pas le petit chichi qu'il lui a offert, qui a réussi à rassasier la poufiasse. Alors, à peine entrée dans sa cuisine, elle se dirige vers le réfrigérateur et se jette sur la poignée comme un gobi sur l'hameçon.
Là, elle se prend l'estoumagade de sa vie. Elle s'écrie :
- Putain la cagade ! Y reste pas un rataillon, il est vide ce counas !
En effet, le frigo est vide, aussi vide qu'une coquille de moule qui a croisé une favouille. Pas la moindre miette de tambouille.
Toute estransinée par ce putain de sort qui vient, comme un boucan, de s'abattre sur elle, Zézette résignée se dit :
- Tè vé, ce soir pour la gamelle, c'est macari, on va manger à dache.
C'est alors qu'une idée vient germer dans son teston.
- Et si j'allais voir Fanny ! Se dit-elle. En la broumégeant un peu je pourrais sans doute lui resquiller un fond de daube.
Fanny c'est sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui n'a pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas. Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui mijote avec une soupe au pistou ou quelques artichauts à la barigoule. Zézette lui rend visite.
- Bonsoir ma belle, coumé sian ! Dis-moi, comme je suis un peu à la dèche en ce moment, tu pourrais pas me dépanner d'un péton de nourriture ? Brave comme tu es, je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !
En effet, Fanny est une brave petite toujours prête à rendre service. Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas qu'on vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugade. Ça c'est le genre de chose qui aurait plutôt tendance à lui donner les brègues. Alors elle regarde Zézette la mangiapan et lui lance :
- Oh collègue ! Tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi !, tous les jours je me lève un tafanàri comaco pour me nourrir ! Et toi pendant ce temps là, qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
- Moi ! ? lui répond la cagole... J'aime bien aller m'allonger au soleil ! Ça me donne de belles couleurs et ça m'évite de mettre du trompe couillon.
- Ah ! Tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper. Non mais ! ? Qu'es'aco ? C'est pas la peine d'essayer de me roustir parce que c'est pas chez moi que tu auras quelque chose à rousiguer, alors tu me pompes pas l'air, tu t'esbignes et tu vas te faire une soupe de fèves.

 Texte de Richard Caldi

Source : Trouvé sur le site de l'écomusée de la Vallée du Gapeau que je vous recommande de visiter

https://ecomuseegapeau.org/

LIVRE-1-FABLE-1-LA-CIGALE-ET-LA-FOURMI

 

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29 octobre 2021

Etude sur les noms de famille de la Garde-Freinet

Je vous propose une étude sur les noms de famille de la Garde Freinet. Cette étude a été réalisée à partir des archives communales conservées à la mairie.
Elle n'est pas de mon fait, mais j'ai rajouté en bleu foncé mes propres commentaires étant donné que j'ai de très nombreux ancêtres à la Garde Freinet. Je me suis plusieurs fois déplacée à la mairie pour y faire des recherches généalogiques. 
Mes ancêtres en lignée patronymique, les Barret, patronyme orthographié Berret en remontant les siècles, venaient de Collobrières au XVe siècle puis se sont installés à la Garde Freinet au cours du XVIe siècle. Ils sont ensuite partis faire souche au Muy vers la fin du XVIIe siècle, et bien qu'ils s'en défendent, tous les Barret du Muy actuels sont parents entre eux à une génération ou à une autre qu'ils le veuillent ou pas.

La Garde Freinet

Tout d'abord un petit aperçu de l'histoire de ce village

 La Garde-Freinet (La Gàrdia en provençal) en est une commune située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les habitants se nomment : les Gardois ou Gardiòu en provençal.

  Au IXe siècle : Traditionnellement, on localise le lieu d'implantation des Sarrasins en Provence occidentale dans les années 890 à la Garde-Freinet. Ce lieu est aussi évoqué sous d'autres patronymes dont celui de Fraxinet ou Fraxinetum. L'histoire rapporte que c'est le comte de Provence Guillaume Ier dit le Libérateur qui chasse les Sarrasins en 973 après sa victoire à la bataille de Tourtour.

Philippe Sénac, dans son livre : "Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen-Age à nos jours", s’appuie sur les sources arabes et les données de l’archéologie. Il montre combien le Fraxinet, ne constituait pas un simple repère de brigands mais un emplacement stratégique pour les musulmans qui semblaient vouloir "entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale".

Au XIIe siècle : A 450 m d'altitude, on découvre le Fort Freinet (XIIe au XVIe siècles) et les vestiges d'un ancien village fortifié du moyen-âge, constitué d'une trentaine d'habitations taillées dans la roche. Ils dominent le massif forestier des Maures sur la voie reliant la vallée de l'Argens et le golfe de Saint-Tropez. Actuellement des fouilles archéologiques ainsi que des restaurations par des bénévoles sont en cours afin de connaître et préserver ce patrimoine. Ce fort stratégique, classé monument historique, servait à contrôler le passage entre la vallée du Vidauban et le Golfe de Grimaud. Une grande fosse servait de réservoir d'eau.

Au XIIIe siècle : Les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : "La Garde du Freinet".

Au XIXe siècle : L'industrie du bouchon de liège se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. A cette époque, la production de marrons et de magnans (vers à soie) est également bien développée.

En 1900 : L'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m) qui sera restaurée en 1978 car très endommagée. Le Christ pesait 175 kg. Consacrée le 3 mai 1900 (jour de la sainte Croix et de Saint Clément, patron du village), la Croix et son effigie du Christ sont l’un des emblèmes du village qui s’étale à ses pieds. Haute de 6 mètres, on dit que son commanditaire l’abbé Mathieu l’aurait placée exprès dans l’axe de la place Neuve. Il répondait ainsi au climat anticlérical de l’époque, et visait plus particulièrement le propriétaire athée de la plus imposante maison du village. La tradition affirme que le clerc aurait lancé à son ennemi : “Jusqu’à la fin de tes jours tu auras le Christ en face de toi !”. Le monument avait également une fonction moins spirituelle : il servit de paratonnerre au village pendant des années, avant que la rouille n’en vienne à bout. 

La-croix-des-Maures

La croix des Maures (Photo internet)

A présent, l'étude proprement dite mais tout d'abord une précision : vous verrez que je parle de féminin au niveau des noms. Il faut savoir que partout en Provence sous l'Ancien Régime (avant la Révolution), les noms de famille des femmes étaient féminisés. C'était la coutume. Et dans les actes, les femmes gardaient leur nom de jeune fille. Par exemple : Arnaud était Arnaude, Barret, Barrette ou encore Sénéquier, Sénéquière. On parlait de Marguerite Sénéquière alors que son père était Antoine Sénéquier. Et parfois la féminisation devenait compliquée quand on essayait de mettre un patronyme au masculin. Par exemple, Honorade Beufve est la fille de Jean Beuf. Elisabeth Fabresse est en fait Elisabeth Fabre alors que son frère s'appelle Michel Fabre et que sa soeur est Marie Fabresse. Anne Taxilesse est la fille de Joseph Taxil. 

ARNAUD (féminin Arnaude) Nom de baptême c'est-à-dire, prénom. Du germain arn (aigle) et wald (gouverner). La famille Arnaud est présente à la Garde Freinet au XVIIe siècle, probablement avant.
Pour ma part, mes Arnaud gardois les plus anciens viennent des Arcs. Jean Arnaud, originaire des Arcs (sur Argens) est le père de Pierre qui se marie avec Honnorade Sénéquier à la Garde Freinet le 26 janvier 1644.

BARRET ou BERRET (féminin Barrette) Nom de famille attesté au XVIe siècle. La plus ancienne forme que j'ai retrouvée est Berret. Viendrait de barri : rempart. Il y a aussi des Barret ou Baret dans les Bouches-du-Rhône.

BASSET (féminin Bassette) Surnom. Diminutif de bas : homme à jambes courtes.
  En 1635 est cité Jean Basset. Il y a aussi des Basset à Salernes.

- BERARD (féminin Bérarde) Nom de baptême. Du germain ber (cas sujet), ours et hard : fort. La famille Bérard est citée à partir du XVIIe siècle. 
  En 1630, est cité Jacques Bérard habitant à la Garde Freinet.

BERENGUIER ou BRENGUIER (féminin Bérenguière ou Brenguière) Variante méridionale de Béranger. Nom de baptême. Du germain beren : ours et gari : lance.
  En 1563 est cité Honoré Brenguier propriétaire rue du Pin. En 1613, Sébastien et Jacques Bérenguier sont cits habitant de la Garde Freinet. J'ai beaucoup d'ancêtres Bérenguier à la Garde Freinet. Le patronyme est indifféremment Brenguier ou Berenguier.

- BERNARD (féminin Bernarde) Nom de baptême. Du germain bern (cas régime) et ours et hard : fort.
  Des Bernard sont cités à la Garde Freinet et à Grimaud à partir du XVIe siècle.

BERTRAND (féminin Bertrane) Nom de baptême. Du germain berth : illustre et hramn : corbeau.
 On trouve des Bertrand à La Garde Freinet et à Grimaud et un peu de partout dans le Var.

CAUVIN (féminin Cauvine) Surnom. Forme méridionale de chauve. Deux possibilités : soit homme chauve, soit habitant d'un endroit dénudé. Idem pour Chauvin, Chalvin, Calvin, Calvy, Cauvy qui veulent tous dirent la même chose.
  Cette famille a donné son nom à un quartier de la Garde Freinet : les Cauvin.

CHAIS ou CHAIX (féminin Chaisse) Sobriquet. De l'occitan : mâchoire. L'homme aux mâchoires fortes.
  En 1710 est cité Jean Chais, trésorier de la communauté.

COLLE (féminin Collesse) Colline en provençal (Coualo). En 1763 est cité Pons Colle par exemple.

COULET (féminin Coulesse ou Coulette) Nom de lieu : petite colline. Famille Gardoise au XIXe siècle. J'ai des Coulet également aux Arcs (sur Argens) au XVIIe siècle, ils venaient de La Mûre dans les Alpes-de-Haute-Provence.

CONDROYER ou CONDROIER (féminin Condroyère) Nom de métier. Variante méridionale de coroier : celui qui organisait les déplacements de troupes ou les cérémonies (qui prenait conroi : prendre soin de, au sens de être adroit à éluder un péril). Je pense aussi qu'on peut le rapprocher du métier de corroyeur Préparer une matière en la battant, en l'étirant, en la foulant.
 Transformer (le cuir) après le tannage, en lui donnant la souplesse, la couleur, le grain, le dernier apprêt requis pour ses divers usages. Corroyer le cuir ; corroyer des peaux.

- COURCHET ou CROCHET (féminin Courchette) Surnom : déformation de crochet. Ou du vieux provençal acorchar, devenu courcha : raccourcir avec le sens de petite taille. C'est l'un des plus vieux noms de la Garde Freinet.

- CROTE ou CROTTE (féminin Crottesse) Nom de domaine devenu nom de famille. Crotte : grotte. En provençal, une crotte est aussi une cave. Pour grotte, on utilise plutôt le mot baume. A Trans, nous avons une rue des Baumes, c'est un quartier où il y a beaucoup de grottes creusées dans le tuf.
  En 1548 est cité Pons Crote, bayle. En 1563, Maximin Crote conseiller de la communauté.

DAUMAS (féminin Daumasse) Nom d'origine. Habitant du mas. Idem pour Dumas ou Delmas.

- FABRE (féminin Fabresse) Nom de métier. Forme occitane de fèvre : forgeron, maréchal-ferrant. C'est idem pour Favre, Fèvre, Lefèvre, Lefebvre, etc...

GIRARD (féminin Girarde) Nom de baptême. Déformation de Gérard. Du germain ger, gari : lance et hard : fort. 
En 1635 est cité Honoré Girard trésorier de la communauté. C'est comme Giraud, Géraud, Gérauld, Géraut, etc...

GIRAUD (féminin Giraude) Nom de baptême. Dérivé de Géraud. Du germain ger, gari : lance et walden : gouverner.
  Giraud est l'un des plus vieux noms de la Garde Freinet.

GUIGUES (féminin Guiguesse) Surnom, prénom. Du germain wig : combat. Famille étendue au XVIIIe siècle. Guigues est aussi Guigonnet. 

GUILLABERT : (féminin Guillaberte) Nom de famille. Formé à partir du nom de baptême Guillaume. Du germain wil : volonté, helm : casque et berth : célèbre.
  Le premier Guillabert de la Garde Freinet est originaire du village du Val (c'est Henry Guillabert qui a fait la souche de tous les porteurs du nom à la Garde Freinet).

INFERNET ou ENFERNET (féminin Infernette) En provençal, l'Infernet est un lieu tourmenté, sec et venté, difficile d'accès, montagne ou vallon. On trouve les deux formes du nom à la Garde Freinet, avec un "i" ou avec un "e".

JAUFFRET (féminin Jauffrete) Forme de Geoffroy. Nom de baptême. Origine germanique gaut : dieu et frid : paix. 
Famille citée au XVIIe siècle. Jauffret pouvait être orthographié Geoffroy, Gerffroy, Jaufret, Gerfrey, Jeoffroy, etc... Je l'ai vu écrit sous toutes ces formes dont quatre fois de façon différente dans un même acte !
LATIL (féminin Latilesse) De til, mauvaise orthographe de teil : tilleul. Ce nom est très répandu à Trigance (où j'ai de nombreux ancêtres) et dans les Alpes-de-Haute-Provence.
  En 1755 est cité Jean-Joseph Latil mari de Thérèse Sigalas.

LAUGIER (féminin Laugière) De Augier. Du germain adal : noble et gari : lance. C'est la même forme que Lagier. 
En 1718 est cité Jean-Marc Laugier trésorier de la communauté.
J'ai trouvé aussi sur Filae.com : 
Laugier : Nom de personne d'origine germanique, qui est une variante méridionale (Sud-Est) de Léger. Etymologie : Leodgari (leod = peuple + gari = prêt pour le combat). Variante : Laugié.

LAVAGNE (féminin Lavagnesse) De lavagno : mare, eau douteuse, lavasse. Les Lavagne de la Garde-Freinet faisaient tous partie de la même famille, il venaient d'Entrecasteaux. Puis au fil des générations ils sont allés s'installer aux Arcs (sur-Argens), ensuite à Figanières et enfin à La Motte. C'est Esprit Lavagne fils d'Honoré qui se marie à la Garde Freinet le 8 janvier 1686 avec Thérèse Sénéquière. Mon arrière-grand-mère était Marie Joséphine Lavagne. Elle était née le 30 avril 1880 à La Motte. Les Lavagne sont allés s'implanter au cours des siècles au village de La Motte (à 5 km de Trans) et y ont fait souche. Les familles Lavagne de La Motte sont toutes parentes entre elles. Je remonte les Lavagne sur Entrecasteaux jusque vers 1550 avec mon plus viel ancêtre de cette lignée : Jaume Lavagne marié avec Catherine Bech vers 1550.

- LOMBARD (féminin Lombarde) Nom d'origine. Au Moyen Age était donné à tout Italien du nord. Puis surnom donné aux banquiers ou usuriers parce que telle était souvent la profession des immigrés lombards. Ce nom est très répandu en Provence.

LONJON ou LONGEON (féminin Lonjonne). La souche de ce nom se situe dans le village des Mayons proche de la Garde Freinet. On y trouve aussi Nonjon variante de Lonjon. A l'origine, les Lonjon étaient des Nonjon. C'est une erreur de phonétique qui a engendré les deux orthographes. J'ai vu écrit aussi Lonjeon ou Nonjeon. C'est un des plus vieux noms des Mayons.

MARTEL (féminin Martelle) Nom de métier. A l'origine, celui qui maniait la masse d'armes, puis celui qui maniait le marteau : forgeron. Martel est parfois écrit Marteau. Les noms en "el" finissent aussi en "au". Comme par exemple, le village de Taradeau nommé aussi Taradel ou le nom de famille Taradel (de Roquebrune-sur-Argens). Jean Bertrand du lieu de Taradel : Taradeau.

MARTIN (féminin Martine) Nom de baptême. Martin est un nom très présent à Saint-Tropez et de partout en Provence. C'est le premier nom de famille actuellement le plus répandu en France.

MAUREL (féminin Maurelle) Sobriquet dérivé de maure : brun de peau. Noir de cheveux étant désigné par Brun ou Lebrun. Aussi Maure, Maurin, Maureau, Moreau, et autres graphies...

MASSEL (féminin Masselle) Nom de métier : celui qui se servait d'une masse d'armes.
  En 1563 est cité François Massel, bailli de la Garde Freinet.

- MONIER (féminin Monière) Parfois transcrit Maunier, Mounier ou Monié. Nom de métier : meunier. Il y a aussi beaucoup de Maunier à Lorgues. Remarque : A Lorgues, le nom est écrit Maunier, tandis qu'à la Garde Freinet, c'est Monier ou Monnier.
  Un Joseph Monier est cité au cadastre en 1613.

OLIVIER ou OLLIVIER (féminin Olivière) Nom de baptême. Un des plus vieux noms de la Garde Freinet et des villages des environs. Mon arrière grand-mère Adélaïde Ollivier était originaire de Roquebrune-sur-Argens. Elle s'était mariée au Muy le 6 octobre 1890 avec François Barret (mon arrière-grand-père). Mais en remontant le temps, son plus vieil ancêtre Peyre (Pierre) Ollivier qui se marie le 15 août 1602 avec Jaumette Brunelle (Jaume, forme provençale de Jacques) était le fils de Guilhem (forme de Guillaume) et de Catherine Perrine de la Garde Freinet.

PELISSIER ou PELLISSIER (féminin Pélissière) Nom de métier : pellettier. Ou surnom : porteur de pelisse. Les Pelissier de la Garde Freinet venaient de la Martre.

PERRIN (féminin Perrine) Surnom. Diminutif affectueux de Pierre. On trouve de très nombreux Perrin à la Garde Freinet.
 
PISSOT (féminin Pissotte) Sobriquet d'un bon buveur. Famille attestée au XVIIe siècle.

POULAS ou POLAS (féminin Poulasse) Gros poulet. Famille gardoise encore répandue aux XVIIe et XVIIIe siècle. Mes Poulas sont venus de Saint-Tropez au début XVIIe siècle.

- PREIRE ou PRAIRE (féminin Preiresse) Sobriquet ironique : prieur, prêtre en provençal. En 1613, est cité Pierre Preire. Preire est également un vieux nom du village de Trigance.

RAYMOND ou RAIMOND ou RAIMON (féminin Raimone) Anciennement Reimoun. Nom de baptême. Raimbaud à l'origine. Du germain ragin :conseil et bald : audacieux.

ROUX (féminin Rousse) Sobriquet dû à une particularité physique : les cheveux roux.
  Des Roux sont cités à Grimaud et Ramatuelle au XVe siècle. Le patronyme Roux fait partie des plus anciens noms de Trans (en Provence). 

- SAUVAN (féminin Sauvane) Nom de baptême = Silvain.
  Antoine Sauvan fils d'Honnorat est cité en 1613. J'ai aussi des Sauvan à Grasse dans les Alpes-Maritimes.

SENEQUIER (féminin Sénéquière) Sobriquet provençal. Du latin : sénestre : Qui est à gauche.
  En 1427, est cité Pierre Sénéquier procureur représentant la communauté. Sénéquier fait partie des plus vieux noms de la Garde Freinet. Il y en avait aussi au Muy.

SERRET (féminin Serrette) Nom de lieu. Vient de serre : montagne allongée.

SIGALAS ou SEGALLAS ou SEGELLAS (féminin Sigalasse) Surnom de cultivateur, vient de seigle. 

TAXIL ou TAXY ou TASSY (féminin Taxilesse) Frédéric Mistral propose pour origine la famille romaine Taxilus. Le tassier est aussi la repousse de châtaignier qui a donné le patronyme provençal Tassi ou Tassy. Il y a également des Taxil à Trans en Provence ainsi qu'au Muy.
 
  Source : D'après le livre : La Garde Freinet - D'or et de sinople - Jacques Dalmon. Texte arrangé et agrémenté de mes propres recherches généalogiques et de mes commentaires.

La Garde-Freinet



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21 octobre 2021

Les trois soeurs provençales

Silvacane

La Provence, possède trois magnifiques abbayes fondées par les moines Cisterciens : Silvacane, Sénanque et Le Thoronet, elles sont surnommées "les trois soeurs provençales". Elles sont toujours là toutes les trois depuis des siècles à nous émouvoir par leur beauté et leur sobriété. Elles ont traversé le temps même si l'Histoire leur a réservé de bien sombres épisodes comme les guerres de Religion ou la Révolution. En leurs murs, la vie était austère, entièrement tournée vers la prière, la méditation mais aussi des travaux plus physiques destinés à assurer une indépendance et une autosuffisance au quotidien.

L'aînée des trois s'appelle Silvacane. Elle est sise à la Roque d'Anthéron dans les Bouches-du-Rhône. Construite en 1144 au bord de la majestueuse Durance sur une forêt de roseaux d'où son nom (silva-cane), autrement dit une zone de marécages. Elle a été fondée par des moines venus de l'abbaye de  Morimond aujourd'hui disparue, située à Parnoy-en-Bassigny dans le département de la Haute-Marne. L’équilibre des volumes et des proportions en font un lieu de sérénité et de lumière. Déambulant sous les hautes voûtes de pierre, les salles qui composent l’abbaye cistercienne comme l’église, le dortoir, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire ou encore le chauffoir se laissent ici découvrir dans la fraîcheur des lieux.

senanque

L'Abbaye Notre-Dame de Sénanque est située sur la commune de Gordes, dans le département du Vaucluse, au sein d'un vallon où coule la Sénancole. C'est la seule qui abrite encore en ses murs une communauté monastique. Elle est idéalement placée au fond d'une petite vallée et il est recommandé de la visiter quand les lavandes sont en pleine floraison. Elle fut fondée en 1148 par des moines cisterciens venus de Mazan, en Ardèche, guidés par Alphant, évêque de Cavaillon.

Une partie se visite comme le cloître ou encore la salle capitulaire. Les moines s'y réunissaient, assis sur des gradins, pour lire et commenter les Écritures, recevoir les voeux des novices, veiller les défunts et prendre les décisions importantes. Cette abbaye est un véritable joyau de l'art roman provençal, l'abbaye de Sénanque constitue aussi l'un des plus purs témoignages de l'architecture cistercienne primitive. Construits au cours des XIIe et XIIIe siècles, l'église abbatiale, le cloître, l'ancien dortoir, la salle du chapitre et le chauffoir sont ouverts à la visite. Mais attention, afin de préserver la quiétude des lieux, toute visite doit se faire dans le silence le plus total… Des moines qui sont d'ailleurs toujours présents, vivent dans la plus pure tradition monastique, selon la Règle de saint Benoît. Leurs journées sont rythmées par la prière et le travail qui consiste en la culture de la lavande et la production de miel. Cette abbaye est un véritable joyau de l'art roman provençal, elle constitue aussi l'un des plus purs témoignages de l'architecture cistercienne primitive. Construits au cours des XIIe et XIIIe siècles, l'église abbatiale, le cloître, l'ancien dortoir, la salle du chapitre et le chauffoir sont ouverts à la visite. Mais attention, afin de préserver la quiétude des lieux, toute visite doit se faire dans le silence le plus total…

le-thoronet

La troisième est l'abbaye du Thoronet qui fut fondée en 1160 à une époque où la Provence relevait encore du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric 1er Barberousse. L’empire s’étendait de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région. Avant de fonder l’abbaye du Thoronet, la première communauté de moines venus de l'abbaye de Mazan en Ardèche s’installa, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, à Notre-Dame de Florielle à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation eut lieu grâce au don d’une partie des terres de la famille de Castellane. Malgré d’autres dons importants de terrains, la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouva pas les conditions idéales à son développement et décida de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui leur avait été léguée par le catalan Raymond Bérenger, comte de Provence. Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florielle qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Source : Les 3 soeurs provençales - Le Thoronet, Silvane, Sénanque - Abbayes sisterciennes et vie monastique - Serge Panarotto - Edisud

 

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18 octobre 2021

Les globes et les couronnes de mariées

 J'avais passé cet article le 17 mars 2014. A l'époque, il vous avait beaucoup intéressé. Je le repasse donc pour vous faire plaisir.

Merci à vous de votre fidélité quotidienne.

Globe_de_mariage_provençal_fin_XIXe_s

Les globes et les couronnes étaient des objets marquants de leur époque. Chacun savait ce qu'ils représentaient et la force qu'ils possédaient. Ils étaient à la fois des objets du quotidien mais aussi des objets symboliques. Voici ci-après quelques explications.

Les globes

A l’origine, la fabrication de globes était destinée à la protection des horloges, les statues religieuses ou encore les souvenirs de voyage. Dans les années 1850, les globes se mettent à protéger les couronnes de mariées. Tout un décor spécifique et symbolique est alors créé. Dès 1880, on peut choisir son globe sur catalogue. Vers 1920, la société Lamotte de Paris propose sept types de globes : la vénitienne, le panier peluche, la spyché, les corbeilles basses, les coffrets, les favorites, les cadres... Chacun pouvait acheter son globe en fonction de ses moyens. L’apogée de la mode du globe de mariée se situe  entre le milieu du XIXe siècle et 1914. Après la Grande Guerre, la mode du globe s’estompe à cause de différentes raisons dont la crise économique de 1929. C’était un véritable investissement qui entrait dans la composition du trousseau de la jeune fille et la suivait toute sa vie. Les globes sont composés de différents éléments dont : un globe en verre, un socle en bois, souvent peint en noir et qui soutient l’ensemble. La couronne repose sur une calotte recouverte d’un capitonnage. Enfin le décor, composé essentiellement d’éléments en laiton, de miroirs et de fleurs en porcelaine, ornemente le globe. Issus de références bibliques et mythologiques et longtemps partagés, les symboliques des éléments se sont peu à peu homogénéisées par leur production et leur diffusion en série. Ils étaient cependant toujours choisis par les fiancés.

Globe de mariée

 Les miroirs : parfois le globe pouvait comporter des miroirs et bien entendu, cela augmentait sa valeur. Chaque forme de miroir possède sa propre signification. Le miroir central représenterait la fidélité et la sincérité, le triangulaire exprimerait la fécondité, l'ovale serait un porte-bonheur offert par les témoins. Le nombre de miroirs en forme de losange indiquerait le nombre d'enfants souhaités, le nombre de miroirs rectangulaires indiquerait le nombre d'années entre les fiançailles et le mariage. Celui en forme de trapèze refléterait la communion spirituelle entre les deux époux.

Les décors en laiton : là aussi chaque élément reflète un état d’esprit. Le lierre est le symbole de la permanence du désir puisque vert en toute saison. Il représente aussi l’attachement. Les feuilles de chêne symboliseraient la force de l'amour, celles de tilleul, la fidélité, les grappes de raisin exprimeraient l'abondance et la prospérité. Quand ils ne prennent pas une forme végétale, les éléments de décoration représentent alors des oiseaux : par exemple, la colombe est le symbole de la paix dans le foyer. On peut noter également la présence de coquillages, symboles de la maison ou de l’étoile à huit branches, symbole de l’union heureuse.

Globe de mariée en verre

 Les couronnes

Comme toutes les modes, la couronne va se modifier au fil des années et des goûts. Avant 1850, les couronnes sont réalisées de différentes matières en fonction des modes régionales, elles pouvaient même être composées de coquillages. A partir de 1850 mais surtout après 1880, les couronnes s'uniformisent pour être constituées de fleurs et de boutons d'oranger en cire, symboles de virginité et d'éternité.

Globe

 Source : D'après le site "maison de la mariée.com" et le blog "amourdutemps.canalblog.com"

 

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17 octobre 2021

Conférence "La Peste dans une infirmerie" - Pôle culturel Chabran à Draguignan

"La Peste dans une infirmerie" par Monsieur CREMADES et Monsieur BOUET Le 21 octobre 2021 à 18h - Auditorium du Pôle Culturel Chabran - Draguignan

Alors que Signes, tout comme la Provence, traverse son énième vague de peste en 1587, la communauté décide de réquisitionner un jas pour y soigner et isoler les pestiférés.

Comme tant d'autres infirmeries provençales, elle ne devait être active que durant les quelques mois de ce millésime. Pourtant, elle sera activée à chaque vague de peste touchant le village varois, jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle. A bien des égards, ce lieu de soin est atypique.

Cette conférence sera coanimée par Monsieur Didier CREMADES, doctorant sur une thèse consacrée à " La géostratégie des implantations des hôpitaux en Provence médiévale " (université Lyon 2) et Président du laboratoire de recherche Centre d'histoire des bénéficiaires d'établissements de la charité (CHIBEC) et Monsieur Hugo Bouet, archéologue spécialiste du numérique.

Elle sera donc l'occasion d'y présenter la vie quotidienne, notamment, et les hypothèses faisant l'objet de nombreuses recherches actuelles grâce aux technologies numériques.

Médecin de la peste

La présentation du passe sanitaire est requise pour participer à cette conférence.

 

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08 octobre 2021

Parlez-vous le sud ? Que veut dire "gobie" ?

Yves Pujol mains derrière la tête

Aujourd'hui Yves Pujol nous donne l'explication du mot "Gobie".

"Té ! Vé ! Le voilà, tête de gobie !" Un gobie, c'est un petit poisson de la famille des gobiidés. On en compte à peu près deux mille espèces, dont une soixantaine, en Méditerranée. Ce sont des petits poissons de moins de dix centimètres. Et chez nous dans le sud, ce sont souvent les minots qui les pêchent dans le port. Un "gobie", c'est aussi quelqu'un à qui on peut tout faire avaler, qui croit tout, qui gobe tout.

 

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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