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Passion Provence
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  • Bienvenue chez moi à Trans en Provence dans le Var. Je vous invite à la découverte de la Provence et du Var en particulier à travers son histoire, son patrimoine, ses traditions, ses coutumes, ses légendes, etc...
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18 avril 2023

Les apothicaires précurseurs des pharmaciens

apothicaire-peinture

Les apothicaires étaient les précurseurs des pharmaciens. Ils préparaient et vendaient des breuvages et des médicaments pour les malades. "Apothecarius" vient du latin et signifie "boutiquier" ce qui correspondait essentiellement aux pratiques des XIIIème et XIVème siècles, où la boutique était l'élément qui différenciait le commerçant sérieux du charlatan. La profession s'autonomisa au XVIIIème siècle et lapothicairerie fut progressivement remplacée par la pharmacie à partir du XIXème siècle.

Pharmacie Carpentras

Matthaeus Platearius signalait, dès 1150, dans son traité "Liber de simplici medicina", pas moins d’une soixantaine de plantes, fleurs, légumes ou fruitiers, cultivés à des fins thérapiques (Cf. Aromates) En 1649, on comptait pas moins de 17 maîtres apothicaires, à Toulon. Jean Pisini, de St-Julien-le-Montagnier est qualifié de "botaniste", le 10 germinal an II (30 mars 1794). La pharmacie de l’hôtel-Dieu de Carpentras, qui possédait 178 tiroirs a été mise en fonction au XVIIIème siècle. Elle avait pour devise :

"Herbis non verbis fiunt medicamina vitae" (Ce sont les plantes et non les discours qui soignent).

Nos ancêtres, persuadés que "Diéu a plaça lou remède toucant (près) lou mau, la nature allait devenir pour eux, par voie de conséquence, cette "immense apothicairerie", comme la définissait Paracelse au début du XVIème siècle :

-  baguié, laurier portant des baies (antispasmodique),

-  balicot, basilic, entrait dans la composition de la poudre réjouissante de Nicolas de Salerno.

-  baguié, laurier portant des baies, (antispasmodique),

-  calamandrié, petit-chêne ou germandrée, (apéritive, vulnéraire),

-  camamilho, camomille, (fébrifuge et antispasmodique),

-  roumanin : romarin, (infusions stimulantes)

-  isop : hysope officinale (stimulante et abortive),

-  bon-rùbi : marrube, (dépuratif),

-  bouïoun-blanc : molène ou bouillon blanc, (toux),

-  maugo : mauve, (rhume),

-  espargoulo : pariétaire, (fébrifuge),

 farigoulo, thym, (antispasmodique),

-  fenoui : fenouil, (digestif, carminatif),

 nerto : myrte, (digestive, antiseptique),

-  bourrage : bourrache, (sudorifique),

 artémiso : armoise, (tonique, emménagogue),

-  roumi : ronce, (maux de gorge, gargarismes),

-  fenouièro ou fumo-terro : fumeterre, (dépuratif),

-  erbo-de-la-rougno : scabieuse, (gale),

-  aussènt : absinthe, (stomachique, fébrifuge, stimulante),

-  espi : lavande aspic, (stomachique et tonique),

-  sené : séné, (purgatif),

-  morvéu : grand genevrier, (stimulant et diurétique),

-  cade : genevrier commun, (stimulant et diurétique),

-  tiragasso : salsepareille, (dépurative) ; également utilisée pour la fabrication d’une liqueur,

-  gramo : chiendent, (diurétique),

-  erbo-de-l’oli-rouge : millepertuis, (vulnéraire),

erbo-dou-mau-rouge : géranium (rougeole des porcs)

-  papàrri : pavot sauvage, (infusions pectorales),

-  sauvi : sauge, (infusions stimulantes),

-  arenaria : sabine, (stimulant et emménagogue),

-  sambu : sureau, (émollient et sudorifique),

-  pèbro d’aï : sarriette, utilisée dans les assaisonnements.

-  pisso chin : pissenlit, dépuratif : lou pisso chin descrasso lou sang,

- saniclo ou sanisclo, arroche sauvage (à la fois vulnéraire, astringente et tonique), entrait dans la composition de "l’eau d’arquebuse". "Qui a la sauge et la sanicle, fait au chirurgien, la nique".

- tamisié : tamier ou herbe à la femme battue, dont les feuilles frottées sur la peau ou utilisées en cataplasme résorbaient rapidement les contusions. Un dicton affirmait : "Li fremo an set pèu" (Les femmes ont sept peaux). Cette particularité leur permettait, sans doute, de mieux supporter les coups.

A la bastide de la Médecine, à Aiguines, où, dans les années 1940, la Mère Bousquet, qui s’était forgée une réputation de "bonne sorcière", en préparant à l’aide de plantes cueillies sur le Plan de Canjuers de mystérieuses potions médicinales, n’était ni plus ni moins qu’une phytothérapeute. Aujourd’hui encore, dans cette même ferme, désormais abandonnée, on y glisse des pièces nuitamment pour conjurer le mauvais sort, tant il est vrai que "es coutumes sont des herbes vivaces, aux racines profondes, qu’on voit reverdir par miracle, après qu’on les avait cru mortes" (Henry de Monfreid).

Cette utilisation généralisée des "herbes de Provence", tant au regard de la "médecine des simples" que de la gastronomie, a été chantée, au siècle dernier par Jean Giono : "La Provence de mon père, c’est la civilisation de l’olive, rien ne se fait sans elle et sans les herbes de la colline".

Aromates

Compléments

Aromates indigènes, en provençal Aroumat : parmi les aromates, les plus utilisés, on note l’anis-pudènt (coriandre), la badiano (anis étoilé), le balicot ou basieli (basilic), le fenoui (fenouil), le fenoui-bastard (aneth odorant), le genèbre (genièvre), la majourano (marjolaine), le mentastre (menthe sauvage), la rudo ourtenenco (rue des jardins), la surmonto (ache des montagnes), le tragoun (estragon). 

Aromaticus ou Aromatorius (lat.) : apothicaire, en raison des nombreuses épices exotiques et des plantes odorantes locales (en majorité des labiées) qui participaient largement à la préparation de nombreux médicaments, et dont on aura deux excellents exemples dans la composition de la Thériaque et du Vinaigre des quatre voleurs

Source : Le verbier de nos ancêtres vavois, esquisse de leur quotidien en usage autrefois, Félix Poussibet

Vinaigre

Vinaigre des quatre voleurs : Lors de la Grande Peste de Marseille en 1720, les détrousseurs de cadavres se multiplièrent... Mais peu survécurent plus de quelques semaines, voire même de quelques jours. Seuls quatre voleurs résistèrent à ce fléau . Ils furent d'ailleurs embauchés par la ville pour évacuer les cadavres et transporter les malades. En échange du secret de leur résistance peu commune à cette terrible maladie, on "oublia" leurs larcins passés et c'est ainsi que "le vinaigre des quatre voleurs" est arrivé jusqu'à nous. En voici la recette : Pour faire un bon vinaigre, efficace de surcroît, concassez 30 grammes de sommités fleuries des plantes suivantes : absinthe, citronnelle, lavande, menthe, romarin, rue, sauge et thym. Y ajouter 4 grammes de sommités fleuries d'ail et 4 grammes de cannelle, girofle, noix muscade et racine d'acore. Laissez macérer dans un bonbonne remplie de 4 litres de bon vignaigre. Filtrez et ajouter 8 grammes de camphe, dissout au préalable dans un peu d'alcool. Mélangez bien. Ce vinaigre vous rendra de grands services en cas d'épidémies, de malaises et de maux de tête. 

Source : Almanach 2009 - Un an en Provence. Edisud.

Le vinaigre des quatre voleurs fut inscrit au Codex (pharmacopée) en 1748 et vendu en pharmacie comme antiseptique. Cité dans les Mémoires secrets de Bachaumont, il est encore commercialisé aujourd’hui contre les risques de contagion, soins de la peau, capillaires et des muqueuses, fatigue, maux de tête, encombrement respiratoire, élimination des poux et lentes

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre 

Circa

Matthaeus Platearius : Médecin de l'école de médecin de Salerne, à qui est attribuée la rédaction au XIIème siècle d'un ouvrage en latin sur les plantes médicinales intitulé Circa instans ou Liber de simplici medicina, traduit par la suite en français sous le titre de Livre des simples médecines. C'est à la fois une liste alphabétique et un manuel de simples basés sur le Vulgaris de Dioscoride, qui décrit l'aspect, la préparation et les utilisations de divers remèdes. Largement acclamé, édité pour la première fois en 1488, ce fut l'un des premiers herbiers médiévaux publiés grâce au nouveau procédé d'impression. Le botaniste allemand Ernst Meyer le tient dans la même estime que les ouvrages de Pline l'Ancien et de Dioscoride tandis que George Sarton, historien des sciences américain, pense que ce n'est qu'une version améliorée du De materia medica de Dioscoride. Matthaeus et son frère Johannes étaient les fils d'une femme médecin de l'école de Salerne, mariée à Johannes Platearius. On suppose qu'il s'agit de Trotula, qui serait l'auteur de traités importants sur la gynécologie dont "Les Maladies des femmes".

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre

Philippus_Theophrastus_Paracelsus

Portrait présumé de Paracelse - Huile sur bois, musée du Louvre, Paris

Paracelse : Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim, dit Paracelse ou Paraselsus est né en 1493 à Einsiedeln et mort le 24 septembre 1541 à quarante-huit ans, à Salzbourg. C'est un médecin, philosophe, alchimiste mais aussi théologien. Si plusieurs points de détail le concernant sont encore discutés (l'obtention du doctorat à Ferrare, par exemple), si certaines légendes restent encore tenaces (voyages en Orient, séjour en Égypte), sa vie commence à être mieux connue. Vie d'études, d'errance, d'exil, comparable à celle de beaucoup d'hommes du XVIème siècle : Albrecht Dürer, Nicolas Copernic, Giordano Bruno. Paracelse appartient à une vieille famille noble de Souabe, les Bombast von Hohenheim. Son père, médecin et professeur à l'école des mines de Villach, lui donna le prénom de Theophrast en souvenir du botaniste Théophraste d'Erésos (372 ?-287 av. J.-C.). C'est par admiration pour le célèbre médecin du siècle d'Auguste, Celse, qu'il s'attribua, selon un usage fréquent de son temps, le surnom de Para-Celse. Sa vie se divise en trois grandes périodes, la deuxième étant marquée par son professorat à Bâle (1527-1528) : enfance et scolarité à Einsiedeln et en Carinthie ; premier cycle de voyages et d'études à travers l'Europe et premier établissement à Salzbourg en 1524-1525 ; de 1525 à 1527, deuxième cycle de voyages en Souabe, en Alsace, à Strasbourg qui l'héberge en 1526. A Bâle où il est appelé sur l'initiative d'Oecolampade (Johannes Hausschein) et de l'éditeur d'Erasme, Jean Froben, il provoque le scandale : il donne ses cours en allemand, il brûle publiquement les ouvrages de Galien et d'Avicenne. Sa mort, survenue dans des circonstances obscures, interrompt un troisième cycle de voyages, d'abord en Suisse et en Alsace, en Franconie et en Bavière, en Autriche et au Tyrol, en Bohême et en Saxe. Le rôle joué par Paracelse dans les mouvements religieux et sociaux qui agitaient l'Allemagne d'alors, bien que mal connu, paraît important. Les contacts qu'il entretint avec les cercles évangéliques et anabaptistes sont bien assurés. Il est difficile de savoir s'il participa aux mouvements paysans.

 Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre

Médecine-Flacons

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